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Publié : 7 février 2019

Cross solidaire avec Chartres Handisport...

Cross solidaire avec Chartres Handisport & Loisirs et demi-journée d’intervention avec les 3ème 5


Ayant soutenu l’Association Chartres Handisport et Loisirs le jour du cross du collège, nous avons eu l’opportunité à travers une séance d’échanger et de vivre 3 activités sportives pour personnes en situation de Handicap afin de se mettre en situation et ressentir ce qu’elles éprouvent.


Nous avons découvert 3 activités sportives adaptées : la boccia, le tir à la sarbacane et le torball. Nous étions encadrés par 4 personnes membres de l’association dont Pauline Guet (animatrice et salariée de l’association), Thierry (membre bénévole et accompagnateur), Sofiane et Johnny (deux membres pratiquants et personnes en situation de handicap en fauteuil roulant).


(Julien, Armand, Kyllian, Antonin)

  


1) Le tir à la sarbacane :
 

  


Nous étions assis sur un banc pour nous mettre à la hauteur d’une personne en fauteuil, et chacun d’entre nous possédait :

  • une sarbacane (calibre de 10,5 mm et de longueur de 90 cm pour pallier l’explosivité du souffle , l’embout buccale doit rester personnel et être équipé d’un système anti-retour de la flèche évitant tout risque d’avalement.
  • 3 projectiles : en dehors des pointes métalliques utilisées en compétition (flèches), il existe des projectiles pointus (plastique), non pointus (velcro, paint-ball) et d’autres « bouchons » permettant des tirs d’objets.
La Cible d’un diamètre de 17 cm est placée à 2,50 m du bout de la sarbacane du tireur et à 1,30 m du sol. Le centre équivaut à 10 points puis dégressif jusqu’à l’extérieur. Des trispots (3 points de tir différents) sont réservés aux finales. La cible peut être adaptée en fonction du projectile : cible officielle, ballon de baudruche, feuilles de papier colorées et chiffrées.
 
Le but est de tirer les trois projectiles au centre des cibles.
Règlement : la sarbacane n’étant pas une discipline paralympique, aucune règle internationale ne régit cette activité. Néanmoins la Fédération Française Handisport prévoit ce règlement : les tireurs disposent de 10 volées de 3 flèches pour totaliser le maximum de points en visant une cible, suivi d’une phase de duels, ce qui détermine le
vainqueur de la compétition.
Pratiquée à l’origine chez les valides, l’intérêt de la sarbacane réside dans la combinaison du contrôle du souffle, de la maîtrise et de la stabilité de la concentration. Ouvert aux personnes les plus lourdement handicapées, ce sport 100 % intégration permet aussi de regrouper valides et handicapés sur le même pas de tir.Potence : Selon la sévérité du handicap, des aides pour soutenir la sarbacane sont autorisées (potence pour poser l’extrémité de la sarbacane). Le tireur qui ne peut faire l’usage de ses membres supérieurs utilise une potence qui lui permet de disposer d’un repose sarbacane pour une pratique de tir en autonomie. Le modèle potence est règlementé en compétition.
Cette activité nous a beaucoup plu par son aspect ludique et simple dans l’organisation.


(Lily T., Jade, Mathilde, Margaux, Floriane, Amandine, Séda,Océane)

    
2) La Boccia
 


  


La boccia est un sport de boule apparenté à la pétanque, d’origine gréco-romaine. Elle est pratiquée par les personnes valides ainsi que par les personnes en situation de handicap en catégorie handisport.

Au début du match, un tirage au sort désigne l’équipe qui aura les boules rouges et celle qui aura les boules bleues. L’équipe rouge commence la partie en lançant une boule blanche appelée « jack ». L’objectif de chaque équipe est d’envoyer ses boules le plus près possible de la boule blanche. Le sportif en fauteuil roulant peut lancer ses six boules avec la main, le pied ou à l’aide d’un appareil. Les parties sont mixtes et peuvent se dérouler individuellement, en couples ou en équipes de trois joueurs. La durée d’une partie ne peut excéder 50 minutes.
La boccia se joue avec des boules de cuir. Les matchs se déroulent sur un terrain couvert rectangulaire de 12,5 mètres sur 6.


La boccia est devenue un sport officiel des Jeux paralympiques lors des jeux paralympiques de New York en 1984. Johnny et Sofiane nous encadraient et nous ont révélé quelques secrets car c’est un sport très stratégique, il faut placer ses boules de manières à empêcher l’autre équipe de se rapprocher du "jack".


(Cyril, Thomas, Samuel)

3) Le Torball
 


C’est un sport conçu pour les personnes aveugles ou malvoyantes. Nous portions tous un masque de ski opaque afin de ne pas voir et de nous mettre à la place d’une personne privée de la vue.

Déroulement : nous étions placés sur un terrain de 16 m x 7 m séparé par une corde centrale à 40 cm de hauteur, une équipe se compose de 3 joueurs à genoux ou allongés sur un tapis disposés en forme de triangle un devant et deux derrières (à droite et à gauche) . Le tapis du milieu au centre du terrain se situe à 20 cm de la ligne de but, alors que l’arrière des tapis latéraux est aligné avec l’avant du tapis central. Les largeurs externes de ceux-ci bordant les lignes de touche.

  


Le but du jeu : consiste à lancer un ballon sonore contenant des grenailles de fer (circonférence : 65 cm / poids : 500 g) dans le camp adverse sous la corde pour inscrire un but.
Les joueurs adverses en position d’attente, debout ou à genoux sans qu’une partie supérieure du corps ne touche le sol, attendent le tir de l’attaquant pour pouvoir déclencher leur position de défense, très souvent caractérisée par un plongeon pour faire opposition à la balle. Une fois le ballon maîtrisé, l’équipe défensive devient attaquante et dispose de temps contraint pour relancer le ballon.


Lorsque la balle arrivait dans notre camp, on devait la réceptionner en s’allongeant les bras tendus pour l’empêcher de passer entre nos partenaires, sinon les adversaires marquaient un point. Le jeu était très intéressant car en étant privé de la vue, nous nous entraînions à développer les autres sens : l’ouie et le toucher.


(Margot V., Zoé, Justine, Alexandrine)

   Conclusion​ :


Nous avons trouvé très intéressant cet échange avec Chartres Handisport et Loisirs, c’est surtout le fait de pouvoir découvrir et vivre ces activités sportives comme si nous étions des personnes en situation de handicap qui nous ont fait prendre conscience de certaines choses. Nous avons pu nous rendre compte que même en étant en situation de handicap, nous pouvions pratiquer un sport et partager de bons moments que l’on soit valide ou non. Les différences s’effacent à travers les activités sportives que l’on a vécu.
Le petit film et la discussion avec Sofiane et Johnny à propos des sports paralympiques et des situations difficiles auxquelles sont confrontés les personnes en situation de handicap (voiture mal garée, passage piétons avec trottoir non adapté pour fauteuil roulant, tâches quotidiennes) ont été très instructifs et riches.
Nous remercions les intervenants de Chartres Handisport, Mr Jacquin (professeur d’EPS ) ainsi que Mr Deban notre professeur principal qui sont à l’origine de ce projet.


(Clémentine, Ilona, Morganne, Clara, Lilou, Taïs)